TÉMOIGNAGES DE PHENOMENES DE HANTISE A TRAVERS LE MONDE

 

Antiquité :

 

Un des fantômes les plus anciens dont il soit fait mention est celui qui vint déranger Athénodore et dont nous parie Pline ie Jeune au 1er siècle après Jésus-Christ. Athénodore, philosophe stoïcien, loua une maison à Athènes. Le prix en était très modique car elle était hantée et ne trouvait pas de locataire. Le premier soir, Athénodore travaillait, et soudain un fantôme lui apparaît. D'après ses gestes, Athénodore comprend qu'il doit suivre le fantôme dans la cour de la maison. Là, le spectre s'évanouit dans l'obscurité.

Le philosophe marqua l'endroit où la vision avait disparu et, dès le lendemain, fit creuser la terre à cet emplacement précis. On retrouva dans le sol des ossements, ceux d'un criminel, vraisemblablement, car le squelette était enchaîné. Il fut en  terré religieusement dans un cimetière et ne revint plus jamais troubler les mortels.

Source : Historia Spécial Fantômes et maisons hantées n° 364 bis - 1977

 

 

Les fantômes sont naturellement aussi vieux que la mort. Le philosophe grec Philostrate évoqué des fantômes féminins, les « empusas », qui apparaissaient aux jeunes gens qu'ils voulaient séduire. Une fois qu'ils se trouvaient dans un lieu solitaire, ils se précipitaient sur leurs admirateurs et les dévoraient. Ci-dessus, apparition d'un fantôme à Brutus. Enfermé sous sa tente, // crut entendre quelque bruit, détourna la tête et vit à son côté une forme effrayante par sa taille gigantesque et son visage pâle et décharné. Comme le spectre gardait le silence, Brutus ne craignit pas de l'interroger : « Qui que tu sois, lui dit-il, homme ou dieu, fais-toi connaître. Que demandes-tu?» « Je suis ton mauvais génie, répondit le spectre, tu me reverras près de Philippes ». « Eh bien, reprit Brutus sans se troubler, nous nous reverrons. » Et en effet, le fantôme apparut de nouveau à Brutus la nuit quiprécéda sa défaite et sa mort.

Source : Historia Spécial Fantômes et maisons hantées n° 364 bis - 1977

 

 1577

On trouve des chiens noirs et démoniaques dans le folklore de nombreuses nations : ils sont censés être les gardiens de l’au-delà. Pendant pendant un orage survenu en 1577, un chien noir apparut dans l’église de Bungay, dans le Suffolk (G.-B.). Deux personnes qui priaient tombèrent raides mortes quand il passa près d’elles. Les paysans croient souvent que les gens méchants aiment prendre la forme d’un chien.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

XVIIe siècle

Sir Arthur Conan Doyle s’est inspiré d’une histoire vraie pour écrire cette aventure de Sherlock Holmes. Au XVIIe siècle, à Buckfastleigh, dans le Devon (G.-B.), Richard Cabell poursuivit sa femme sur la lande et la poignarda par jalousie. Le chien de la malheureuse lui sauta à la gorge et il le tua aussi. Depuis ce jour, le chien continue de hanter la famille Cabell.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

1812

Pendant plus de huit ans, une force mystérieuse déplaça les cercueils d’un tombeau scellé de l'île de La Barbade. Ces étranges événements débutèrent en 1812 quand la tombe fut ouverte pour y déposer le corps d’un membre de la famille Chase. Les cercueils étaient totalement en désordre. Ils furent remis en place et la tombe scellée à nouveau. Mais à chaque fois qu’on enterrait quelqu’un, les cercueils s’étaient déplacés. En 1820, le gouverneur de La Barbade ordonna le déménagement des cercueils et la tombe resta vide. Le phénomène n’a jamais été expliqué.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

 

1821

Napoléon Bonaparte mourut le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. Le même jour, un étranger qui dissimulait son visage arriva chez la mère de Napoléon, à Rome, et insista pour la voir. Il lui révéla que l’Empereur venait de mourir, puis il disparut. Letizia Bonaparte chercha à le rattraper, mais ses serviteurs jurèrent n ’avoir vu personne. La nouvelle officielle de la mort de son fils ne lui parvint que dix semaines plus tard.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

 

Vers 1840

Retournant à Paris, nous disait-elle, et ayant fait venir de la ville voisine deux bons chevaux pour conduire notre voiture jusqu’au premier relais, nous partons très-lestement de M*** et dépassons bientôt les avenues du château. Tout allait pour le mieux, lorsque cette voiture, lancée au grand trot, s’arrêtant subitement au milieu d’une plaine tout à fait nue, nous occasionne une assez forte secousse. Mon mari et moi, renfermés dans le fond de la calèche, nous supposons d’abord que quelque chose s’est dérangé dans l’attelage, mais bientôt nous sommes complètement détrompés, car les coups commencent à pleuvoir sur les malheureux animaux, qui se mettent à reculer en renâclant. Nous présumons qu’on aura envoyé des chevaux rétifs ou paresseux, et nous attendons tranquillement que force reste à la loi; toutefois, la crise continuant, nous nous décidons à mettre la tête à la portière pour demander au cocher ce qui lui arrive. « Eh! Madame, ce qui m’arrive! mais vous ne voyez donc pas ce cavalier qui me barre le chemin, qui menace mes pauvres bêtes de sa lance et les empêche de passer! » Et les coups de fouet de redoubler et les bêtes de reculer à outrance! Puis au même instant : Ah! dit—il, Dieu soit loué, il disparait... » Et voilà que d’elles-mêmes, cette fois-ci, les pauvres bêtes détalent au grand trot, mais déjà toutes couvertes de sueur, et cherchant à fuir au plus vite, comme des animaux épouvanté.

Source : des Esprits et de leurs manifestations fluidiques par J.E. DE Mirville, éditions H. Vrayet de Surcy - 1854

 

 

 

Vers 1850

 

Le premier balaillon du régiment de... dont j’étais chirurgien-major, dit le docteur Parent, se trouvant en garnison à Palmi, en Calabre, reçut l’ordre de partir à minuit de cette résidence, pour se rendra en toute diligence à Tropea, afin de s’opposer au débarquement d’une flottille ennemie qui menaçait ces parages. C’était au mois de juin, la troupe avait h parcourir près de quarante mille de pays. Elle partit à minuit, et ne parvint à sa destination que vers sept heures du soir, ne s’étant reposée que peu de temps et ayant souffert considérablement de l’ardeur du soleil. Le soldat trouva, en arrivant, la soupe faite et son logement préparé.

« Comme le bataillon était venu du point le plus éloigné, et était arrivé le dernier, on lui assigna la plus mauvaise caserne; et huit cents hommes furent placés dans un local qui, dans les temps ordinaires, n’en aurait logé que la moitié. Ils furent entassés par terre, sur de la paille, sans couvertures et par conséquent ne purent se déshabiller. C’était une vieille abbaye abandonnée. Les habitants nous prévinrent que le bataillon ne pourrait rester dans ce logement, parce que toutes les nuits il y revenait des esprits, et que déjà d’autres régiments en avaient fait le malheureux essai. Nous ne fîmes que rire de leur crédulité ; mais quelle fut notre surprise d’entendre, à minuit, des cris épouvantables retentir en même temps dans tous les coins de la caserne, et de voir tous les soldats se précipiter dehors et fuir épouvantés? Je les interrogeai sur le sujet de leur terreur, et tous me répondirent que le diable habitait dans l’abbaye; qu’ils l’avaient vu entrer par une ouverture de la porte de leur chambre, sous la forme d’un très-gros chien à longs poils noirs, qui s’était élancé sur eux, leur avait passé sur la poitrine avec la rapidité de l’éclair et avait disparu par le côté opposé à celui par lequel il  s’était introduit.

Nous nous moquâmes de leur terreur panique, et nous cherchâmes à leur prouver que ce phénomène dépendait d’une cause toute simple et toute naturelle; et n’était qu’un effet de leur imagination trompée. Nous ne pûmes ni les persuader ni les faire rentrer dans leur caserne. Ils passèrent le reste de la nuit dispersés sur le bord de la mer et dans tous les coins (le la ville. Le lendemain j’interrogeai de nouveau les sous—officiers et les plus vieux soldats. Ils m’assurèrent qu’ils étaient inaccessibles à toute espèce de crainte, qu’ils ne croyaient ni aux esprits ni aux revenants, et me parurent toutefois persuadés que la scène de la caserne n’était pas

un effet de leur imagination, mais bien la réalité. Suivant eux, ils n’étaient pas encore endormis lorsque le chien s’était introduit; ils l’avaient bien vu et avaient manqué d’en être étouffés au moment où il leur avait sauté sur la poitrine.

« Nous séjournâmes tout le jour à Tropea, et la ville étant pleine de troupes, nous fûmes forcés de conserver le même logement, mais nous ne pûmes y faire coucher les soldats qu’en leur promettant d’y passer la nuit avec eux. 3e m’y rendis en effet à onze heures et demie du soir avec le chef de bataillon. Les officiers s’étaient, par curiosité, dispersés dans chaque chambrée. Nous ne pensions guère voir se renouveler la scène de la veille. Les soldats rassurés par la présence de leurs officiers qui veillaient, s’étaient livrés au sommeil lorsque vers une heure du matin et dans toutes les chambres à la fois, les mêmes cris de la veille se renouvelèrent, et les hommes qui avaient vu le même chien leur sauter sur la poitrine, craignant d’en être étouffés, sortirent de la caserne pour n’y pLus rentrer. Nous étions debout, bien éveillés et aux aguets pour observer ce qui arriverait, et comme il est facile de le supposer, nous ne vîmes rien paraître. La flottille ennemie ayant repris le large nous retournâmes le lendemain à Palmi ; nous avons, depuis cet événement, parcouru le royaume de Naples dans tous les sens, et dans toutes les saisons; nos soldats ont été souvent entassés de la même manière, et jamais ce phénomène ne s’est reproduit.

Voyons maintenant comment la science va se tirer de ce pas embarrassant. D’abord, elle écarte l’accusation de jonglerie, parce qu’elle lui parait ainsi qu’au docteur Parent tout d fait impossible; mais elle la remplace par l’explication suivante: Écoutez bien, Messieurs « IL est présumable que

la marche forcée que ces soldais avaient été obligés de faire pendant une journée très-chaude, en fatiguant les organes de la respiration, les avait affaiblis et disposés à éprouver ce cauchemar, favorisé d’ailleurs par la position gênée dans laquelle ils étaient obligés de se tenir couchés oui habillés, par la raréfaction de l’air et peut-être par son mélange avec quelque gaz nuisible.

 

Et nous, nous dirons à notre tour: Gardez bien soigneusement votre explication pour une autre circonstance, car ce n’était ni la fatigue ni la chaleur de la route puisque le lendemain, après toute la journée de repos, et toute la soirée si fraîche passée sur le bord de la mer, le phénomène s’est

exactement répété comme la nuit précédente. Ce n’était ni la position ni la gêne des uniformes, puisque des citadins en frac et des paysans sans babils y avaient éprouvé de tout temps la même chose.

 

Ce n’était pas le cauchemar du sommeil, puisque, malgré la non-perception du phénomène par le médecin et le chef du bataillon, les sous-officiers et les plus vieux soldats avaient déclaré la veille n’ être pas endormis lorsqu’il avait commencé à paraître, et que dormeurs et éveillés, tous avaient exacte ment vu la même chose. Enfin ce n’était pas un effet exceptionnel dû à toutes ces circonstances réunies, puisqu’on avait eu soin de les prévenir que c’était toutes les nuits, et que déjà plusieurs régiments en avaient fait le malheureux essai. Singulier cauchemar, qui a lieu toutes les nuits à la même

heure! par conséquent par des températures différentes, et qui montre au même instant à huit cents hommes endormis ou non (ne l’oubliez pas) et répartis dans bien des chambres différentes, le même fantôme opérant le même effet.

Un journal scientifique disait, il y a quelques années « Cet ordre de faits, bien attestés du reste, pourrait vraiment s’appeler surnaturel si la science n’en donnait une explication suffisante et logique. »

Source : des Esprits et de leurs manifestations fluidiques par J.E. DE Mirville, éditions H. Vrayet de Surcy - 1854

 

 Après 1865 

Le fantôme du président Abraham Lincoln, assassiné en 1865, a été signalé à de nombreuses reprises à la Maison-Blanche, à Washington. On dit aussi que le train qui emmena son cercueil dans l’Illinois continue de hanter la ligne ferroviaire d’Albany. Pendant des années, ce train apparaissait le 27 avril, à minuit, jour anniversaire du voyage. Les témoins disent que tout devient étonnamment paisible avant que le train noir passe, dans un silence absolu : des drapeaux noirs volent au vent et l’équipage est composé de fantômes...

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

1897 à 1980 :

Le Raffles Hotel est l’un des plus vieux établissements de Singapour. 1 était hanté par le son de la voix d’une fillette qui chantait des comptines. Cette voix a été entendue par des centaines de personnes. L’hôtel a été bâti en 1897 sur le site d’un pensionnat de jeunes filles et la voix est peut-être celle d’une élève morte depuis longtemps. On n’entend plus l’étrange chanteuse depuis que l'hôtel a été rénové, dans les années 80. Son identité demeure mystérieuse.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

 

1953

La légion perdue

Certains revenants revivent une scène survenue du temps de leur vivant. Ils ne réagissent jamais à la présence de témoins humains. En 1953, dans la maison du trésorier, à York (G.-B.), Harry Martindale vit défiler une légion de soldats romains,mais ceux-ci ne prêtèrent pas attention à lui. La partie inférieure de leurs jambes était enfoncée dans le sol, peut-être parce que la route romaine se situait plus bas que le niveau actuel de la cave de la maison.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

1962

D’autres fantômes se manifestent chaque année à la même date. Le spectre d’Anne Boleyn, deuxième épouse du roi Henri Vlll, apparaît toujours le 24 décembre dans la demeure où elle passa son enfance, le château de Hever, dans le Kent (G.-B.). Anne fut décapitée et, selon la légende, elle porterait sa tête dans ses bras. Bien des fantômes reviennent le jour anniversaire de leur mort. On a ainsi vu une apparition ressemblant à Marilyn Monroe le 4 août, date de sa mort (1962). Marilyn Monroe fut retrouvée morte le 4 août 1962. Certains pensent qu’elle avait pris trop de somnifères, d’autres croient qu’elle a été assassinée. John Myers, guérisseur et chercheur dans le domaine du paranormal, raconte que l’esprit de Marilyn l’a visité pour lui révéler qu’il s’agissait bien d’un accident. Son fantôme a été vu dans un jardin de Hollywood ; un miroir qui appartenait à la star serait hanté par son image.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

 

 

1965 - L’esprit frappeur de la famille White

Michel White venait de s’installer, avec sa femme Helga et le fils de celle-ci, Garry, dans une maison de Harborough Hill Road, à Bamsley, dans le Yorkshire, un comté du Nord- Est de l’Angleterre.

Il y avait, dans la famille, deux jeunes enfants, Steven, quatre ans, et Michelle, onze mois. Garry, lui, avait dix ans.

L’emménagement avait eu lieu le 11 août 1965.

Une semaine venait de s’écouler quand les époux et Garry entendirent un soir frapper au mur, derrière un vaisselier.

Les coups faisaient vibrer les pièces de porcelaine à l’intérieur du meuble.

Derrière le mur, il y avait l’escalier qui menait au premier étage où dormaient les enfants.

Les White ne furent pas effrayés par ces bruits insolites et n’y attachèrent pas une grande importance, du moins la première fois.

Il n’en fut plus de même lorsque ces coups, et d’autres incidents non moins étranges, se reproduisirent avec insistance pendant dix semaines.

Mrs. White en arriva bientôt à avoir peur de rester seule dans la maison, le soir, ce qui poussa le mari à se rendre au bureau du logement pour réclamer une autre demeure.

Il alla aussi raconter ces mésaventures au bureau local du journal The Morning Telegraph.

Un reporter vint les interviewer à domicile. L’article parut le 2 novembre et attira l’attention du métapsychiste Andrew MacKenzie.

Celui-ci se rendit à son tour à Barnsley à la fin du mois de novembre il n’eut pas de chance juste à ce moment-là, les manifestations cessèrent, et il ne put qu’interroger le couple White et mener son enquête après coup.

Il avait commencé par étudier une carte détaillée du quartier habité par les White, y découvrant l’existence proche d’anciennes mines de charbon, cause d’affaissement de terrain et de fissures parfois graves dans les constructions du voisinage. La maison des White semblait n’avoir nullement souffert de ces inconvénients.

 

MacKenzie s’entretint avec les locataires de la demêure hantée par l’esprit frappeur.

Car ici — peut-être est-il bon de le rappeler — nous ne sommes plus en présence de fantômes proprement dits, mais de ce que, en métapsychique, l’on nomme couramment « Poltergeist » ou « esprit frappeur ». Ce genre de manifestation consiste en coups frappés, en grattements, en bruits de pas et en mouvements spontanés d’objets ; c’est, en un mot, ce qui caractérise les « maisons hantées ».

 

Ces mouvements spontanés atteignent parfois une intensité telle que les témoins croient voir des objets « voler » à travers l’espace, et que les savants, étudiant ces manifestations, en tirent la conclusion qu’une force considérable est en jeu.

 

D’où provient cette force? Sur ce point, les savants déclarent forfait!

Ils ont bien tenté certaines explications, mais n’ont pu en apporter la preuve.

 

Les plus sceptiques ont inventé des phénomènes hydro dynamiques ou géophysiques : eaux souterraines, affaisse ment du sol sous la maison hantée. Ce peut être valable dans quelques cas, mais pas dans tous.

 

On a répliqué que pour faire effectuer aux objets certains déplacements, tels qu’ils ont eu lieu, il aurait fallu de véritables secousses telluriques qui auraient fait s’effondrer le bâtiment.

Laissons de côté la réponse qui peut paraître la plus difficile à admettre, celle du spiritisme : ces mouvements — tout comme les « raps » dans les tables tournantes — sont provoqués par les esprits des désincarnés.

Revenons aux métapsychistes classiques, à ceux qui « clas sent » ces phénomènes dans la catégorie dite « psychokinétique » ou P.K., c’est-à-dire celle où l’esprit humain se mon tre capable de déclencher des forces physiques, ce que nul ne met aujourd’hui en doute.

 

Mais quel est l’esprit humain qui déclenche ces manifestations, jadis attribuées à un « esprit frappeur », à un Poltergeist?

 

Ceux qui les ont étudiés avec application depuis près d’un siècle — disons depuis Camille Flammarion — ont constaté presque toujours que ces phénomènes se produisaient en présence de jeunes garçons ou de jeunes filles « qui frisent l’âge de la puberté », comme le dit Harry Price, qui fut l’un des présidents de la S.P.R. de Londres. Ce dernier ajoute

« Il semblerait que ceux-ci soient inconsciemment responsables des mouvements mystérieux d’objets. Leur présence sur les lieux, quand ces objets s’agitent, est indispensable... Dans de tels cas, les phénomènes Poltergeist sont paranormaux. Ce sont là des exemples de télékinésie (littéralement qui cause dès mouvements à distance), laquelle s’apparente aux phénomènes médiumniques. »

 

(Pour nous, télékinésie et psychokinésie sont synonymes: l’esprit en extériorisant son action, la manifeste forcément à distance plus ou moins grande, mais toujours à distance!)

 

Ces enfants, aux alentours de la puberté, auraient donc de grands pouvoirs médiumniques, liés peut-être à cette période d’intense développement physique et, sans aucun doute, psychique.

Le docteur A.R.G. Owen, à la fois agrégé de mathématiques et professeur de génétique à l’université de Cambridge, a publié en 1965 un ouvrage sur cette question intitulé Can we explain the Poltergeist? (en français « Pouvons- nous expliquer le Poltergeist? »).

 

Il a repris les nombreux cas déjà réunis par la S.P.R.

II y a ajouté ses propres enquêtes et il est parvenu, lui aussi, à la même conclusion. Pour lui, ces phénomènes sont liés à des forces émanant d’un enfant, ou résidant dans l’espace, et déclenchés par quelque influence venant de cet enfant.

On semble bien d’accord sur l’origine : un enfant ou un adolescent. Quant à la vraie cause et au véritable mécanisme du phénomène, on en demeure réduit aux conjectures.

 

Reprenons avec Andrew MacKenzie son enquête auprès des White, et apprenons avec lui, et par lui, ce qui s’est passé pendant ce~dix semaines troublées de l’automne 1965.

 

Il nous raconte qu’un jour Michel White, se trouvant dans a salle de bains, entendit quatre coups lents et forts venant de la porte. Quand il l’ouvrit, il n’y avait personne.

Interrogée, sa femme lui apprit que les enfants n’étaient pas montés au premier étage; quant à elle, elle n’avait rien entendu.

 

Une autre fois, le père et son beau-fils, Garry, entendirent des coups venant de l’intérieur d’un buffet en bois, dans la cuisine ; mais, cette fois encore, Mrs. White ne perçut aucun bruit; un autre jour, ce fut elle qui entendit les coups. Son fils Garry les entendit également.

 

fi y eut parfois aussi des bruits de pas, et le jeune homme s’en plaignit. fi n’était guère rassuré en entendant ces pas qui résonnaient dans le couloir, devant la porte de sa chambre!

Au début d’octobre, Mrs. White, préparant le repas dans la cuisine, entendit « des sanglots et des gémissements » venant du premier étage, où il n’y avait personne.

 

Les phénomènes se poursuivaient, affectant des formes variées. Tantôt « quelqu’un semblait courir en rond dans la chambre libre du premier étage ». Une autre fois, la mère et son fils virent la poignée de la porte bouger.

Quelques jours plus tard, le petit Steven tendait la main pour saisir son couteau la famille était à table pour prendre le thé. Soudain, le couteau s’échappe, contourne le sucrier et s’arrête à cinquante centimètres de l’enfant.

Après le garçonnet, c’est la mère qui est victime d’une mystification elle tient deux casseroles, une dans chaque main ; soudain, elles lui sont arrachées par une force irrésistible qui les fait voler à travers la cuisine sur une distance de près de trois mètres, rune atteignant le mari derrière la tête, l’autre tombant à terre avec un grand fracas.

Il y eut plus extraordinaire encore : une tentative de noyade contre Garry!

 

La mère étant malade, son fils l’aidait de son mieux dans les travaux ménagers : à genoux sur un tabouret, il lavait la vaisselle dans l’évier, tandis que Mrs. White était étendue sur un divan, à l’autre bout de la pièce.

Son mari, pour la réconforter, lui tendait un verre de brandy. Tout à coup, Mr. White entend un gargouillement, se retourne et voit le jeune garçon la figure dans l’eau, se débattant pour en sortir, s’agrippant des deux mains au rebord de l’évier! Mr. White bondit et parvient, non sans mai, à dégager Gary.

«Quelque chose appuyé sur ma nuque », raconte le jeune garçon; tout. suffocant du bain forcé !

 

Laissons à la mère le soin de conclure:

 

« Je ne suis pas superstitieuse, mais tout cela m’a énervée. Je n’ai jamais cru au spiritisme, mais à présent, je ne sais plus! Mon mari a dû changer ses heures de travail, parce que j’ai peur de rester seule la nuit ! »

Résumons la situation : affaissement de terrain provoquant des vibrations, déplaçant des objets, poussant Garry dans l’évier, ont prétendu certains savants sceptiques. Voilà qui est vite dit, moins vite démontré!

Phénomènes de psychokinésie, provoqués à son insu par le garçonnet peut-être particulièrement précoce—,voilà qui nous satisfait davantage, en attendant le jour où l’on connaîtra le fin mot de ces mystères!

Source : L’univers des fantômes par Danielle Hemmert et Alex Roudène, éditions Albin Michel - 1972

 

 

 

En 1972, Colin et Leslie Robson découvrirent deux têtes sculptées de la taille d’une balle de tennis dans leur jardin de Hexham, près de Newcastle (G.-B.). Une fois transportées dans la maison, les têtes se mirent à bouger et de la vaisselle vola en éclats. L’historienne Anne Ross pense qu’il s’agit de têtes celtes vieilles de 1 800 ans. Un ancien propriétaire de la maison dit qu’il avait sculpté ces têtes pour ses enfants ; mais quand le Dr Ross les emporta chez elle, elle eut la vision d’une créature mi-homme, mi-loup, et s’en débarrassa.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998

 

 

1981

Quand Frances Freeborn emménagea en 1981 dans sa maison de Bakersfield, en Californie, elle ne s’attendait pas à y rencontrer l’esprit de la précédente propriétaire. L’esprit n’appréciait pas sa façon de transformer l’intérieur. Frances essaya d’accrocher un vieux tableau en plusieurs endroits, mais elle le retrouvait toujours par terre le lendemain. File ressentit alors l’envie de le mettre dans sa chambre à un endroit très précis. Le tableau ne bougea plus. Frances l’avait disposé un peu trop bas, mais l’esprit qui avait guidé son choix était celui d’une femme de petite taille.

Source : Fantômes et paranormal par Colin Wilson, éditions Hors Collection - 1998