Pierre Guérin

Pierre Guérin était un authentique scientifique. Astrophysicien, Directeur de Recherche à l'Institut d'Astrophysique (C.N.R.S.)

 

Depuis le milieu des années 1950 cet astrophysicien, qui était aussi un spécialiste de la photographie, s'intéresse aux OVNIs et va rencontrer tous les acteurs de l'ufologie en France et dans le monde.

 

Il était conseiller scientifique du GEPAN.

 

D'après les ufologues Joël Mesnard et Gildas Bourdais, Pierre Guérin fut comme chacun de nous confronté au phénomène des orbes à partir de photographies. Il se montra très sceptique quand à une nature inconnue des orbes, puis changea d'avis peu de temps avant son décès survenu le 7/10/2000. Il déclara à ses amis qu'il "ne savait plus" si les orbes étaient naturels ou inconnus.

 

Son décès prématuré nous prive d'une grande figure de la science française et un chercheur exemplaire dans le domaine des OVNIs et qui aurait pu apporter sa contribution dans le domaine des orbes.

 

Note : l'astrophysicien pensait que des catégories de phénomènes paranormaux pouvaient être d'origine extra-terrestre.

 

 

 

 

Le traitement de l'image par Pierre Guérin

Titre original : Mise au point

Lorsque, sur une photographie ou une image vidéo, apparaissent des structures de faible contraste -en pareil cas, on les voit mieux en regardant l'image de loin que de près- trop de spécialistes se figurent que, pour établir la réalité de ces structures de façon impersonnelle, il n'est qu'à traiter l'image en utilisant les méthodes modernes d'analyse électronique que sont par exemple le scanner, ou la représentation en fausses couleurs. Or très souvent ces méthodes ne révèlent pas le détail perçu visuellement, laissant croire qu'il résultait d'une illusion d'optique physiologique. Rien n'est plus faux et il est aisé de l'expliquer.

 

Considérons par exemple une petite barre lumineuse faiblement perceptible, comme celle joignant deux des points brillants visibles sur l'image vidéo du 5 novembre 1990. Le fait que cette barre soit très peu intense signifie que son contraste par rapport au fond sur lequel elle se

détache est très faible. Or, toute image est constituée de "pixels" contigus, qu'il s'agisse des grains de l'émulsion photographique ou des points de l'image numérisée, Eile représente de ce fait un "bruit de fond" car l'intensité des pixels varie de l'un à l'autre de façon aléatoire dans une certaine fourchette autour d'une valeur moyenne sur chaque plage de l'image. Si un détail, tel la barre que nous considérons ici n'est guère plus lumineux que le fond sur lequel il se détache, il ne sera perceptible que si son écart de luminosité avec le fond n'est pas complètement noyé dans le "bruit".

 

Dès lors, une coupe photométrique de l'image au scanner, lorsqu'elle traversera la barre, balaiera des pixels dont certains pourront n'avoir que la luminosité moyenne du fond, ou même une luminosité inférieure, du fait des fluctuations aléatoires du "bruit", et la barre pourra ne pas être reconnue. Au contraire, la vision oculaire de la barre, qui est une vision globale, intégrera l'intensité lumineuse de tous les pixels le long de la barre et rendra celle-ci perceptible sans la moindre ambiguïté.

 

Les traitements en fausses couleurs peuvent également être décevants en pareil cas. Les fausses couleurs délimitent des isophotes dans l'image, c'est-à-dire des courbes d'égale luminosité. Cette délimitation se fait suivant un échelon de valeurs photométriques en marches d'escalier. Si les marches ne sont pas très resserrées (8 bits, 256 échelons), elle ont toute chance alors d'être trop larges pour différencier le très faible écart de luminosité entre la barre précédente et le fond. Et à supposer que la

barre soit parfaitement ciblée par le procédé l'on n'en verrait encore, en fausses couleurs. que certains pixels isolés, ceux qui dépassent le

plus notablement le fond en intensité.

 

La situation est encore plus défavorable lorsque le faible détail à mettre en évidence se trouve sur le flanc d'une large tache brillante ou sombre, c'est-à-dire sur une pente prononcée du profil photométrique de la tache (fig1). Le profil en question ne s'en trouve que légèrement bosselé, sans pour autant que la pente générale s'inverse localement à l'endroit du détail.

 

LDLN DR
LDLN DR
Photo video Colmar 5/11/1990 à 19H00 - LDLN DR
Photo video Colmar 5/11/1990 à 19H00 - LDLN DR

En pareil cas les isophotes sont pratiquement inchangés, le phénomène essentiel qui les détermine étant la pente générale de la large tache et le petit détail sur le flanc de celle-ci, qui passe inaperçu. Au contraire, la vision oculaire de l'image permet à l'observateur de faire abstraction de la pente générale, comme si elle était annulée. Sur le profil photométrique devenu ainsi horizontal, l'oei! voit alors le petit détail en bosse ou en creux, comme s'il y avait inversion locale de la pente (tig 2), Et le détail est reconnu sans ambiguïté.

 

Certains traitements photographiques ou inormatiques parfois utilisés en astrophysique, tel le "masque flou", permettent de reproduire ces propriétés de la vision oculaire. Mais ils sont en général peu répandus et totalement ignorés de la plupart des techniciens rompus au scanner

ou à l'analyse en fausses couleurs. Il vaut toujours mieux se fier à ce que voit l'oeil sur une image plutôt que de la traiter par ces méthodes, dès lors que le but recherché est de mettre en évidence des détails localisés de très faible contraste.

 

Pierre Guérin

 

Avec l'autorisation exclusive de LDLN

LDLN n° 318 - Juillet 1993

 

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